Ce article est délicat car il met en cause les failles d'une législation. Si vous êtes médecin, thérapeute ou herboriste belge vous ne me contredirez pas. Je rédige ceci via mon blog
pour que les internautes étrangers comprennent la situation et non pour nuire à une société ou laboratoire quelconques.
Avant toute choses, mes produits ne dépendent pas de la législation belge. Ils sont fabriqués aux USA selon mes directives et soumis aux lois de l'état concerné. Cependant, j'ai eu une entreprise
située en Belgique et je comprends les nombreux problèmes que rencontrent les autres fabricants soucieux de réaliser de bons produits; Paradoxalement, certaines entreprises étrangères peu
scrupuleuses arrivent en Belgique pour réaliser des produits douteux, profitant du manque de discernement et de compétences du ministère concerné. En voici les raisons:
En Belgique, un fabricant de produits naturels doit obligatoirement enregistrer son produit au ministère de la santé.
Pour ce faire, il doit présenter un dossier avec les coordonnées de l'entreprise, le nom de la personne responsable, le siège d'exploitation s'il est différent du siège social, le nom du produit,
son utilisation et sa composition. C'est tout.
Aucune analyse de toxicologie n'est exigée. Pour la cosmétique et les compléments alimentaires, le ministère belge n'exige aucune expérimentation du produit concerné, contrairement à tous les
autres pays.
Le ministère de la santé belge comporte 2 services distincts pour l'enregistrement des produits:
- L'inspection de la pharmacie qui délivre un code APB sur les produits
- L'inspection des denrées alimentaires qui s'occupe aussi de la cosmétique; elle délivre le fameux code NUT sur les produits.
Qu'est ce que le code NUT?
C'est un numéro de dossier, rien d'autre. Celui ci est fournit par le secrétariat de l'inspection des denrées alimentaires, si un des inspecteurs accepte le produit. En général, d'après ce que j'ai
pu voir lorsque je me suis rendue sur place, les dossiers des fabricants sont rangés dans une pièce et un bâtiment différent de l'attribution des codes. Il n'y a aucune vérification sur le réel
contenu du produit.
Un code NUT sur un produit cosmétique ou un complément alimentaire n'apporte aucune garantie que le produit est sain ou que les propriétés annoncées sont correctes; méfiance donc.
La composition - délivrance des produits avec un code NUT
Complément alimentaire: Cela peut aller de l'eau colorée avec des traces d'arômes, des gelules bourrées doxyde
de zinc et de traces de plantes, au produit génial bien dosé d'orotates divers. On rencontre aussi des dilutions alcooliques fantaisistes dont certaines dangereuses pour les enfants, comme
des préparations toutes simples de phytothérapie, utiles dans la pharmacie familiale. De l'arnaque la plus pure au produit indispensable.
Une directive européenne mentionne que seuls les pharmaciens pourront délivrer ses produits fin 2009. Ceci est abbhérent, le pharmacien n'est pas un chimiste et vu le peu de clarté qu'il y a dans
certains produits délivrés sur le marché, on va droit à la catastrophe .Actuellement, ces produits sont délivrés par les herboristes et des grandes surfaces; on en trouve aussi chez le pharmacien à
un prix beaucoup plus élévé. ( non, je ne suis pas contre les pharmaciens ! ceci est une info, sans plus.)
Le cosmétique naturel aussi appellé biocosmétique
Là aussi on trouve des compositions de toutes sortes avec un mélange de produits naturels et de produits synthétiques. Rares sont ceux qui peuvent afficher 100% naturel, à cause des conservateurs
dangereux et allergènes comme les parabènes ou les dispersants synthétiques comme les précédents, tels que les polymères glycol( poly ou di-éthylène glycol) ou les polyacrylates. Certes, on peut
remplacer les conservateurs synthétiques par des composés naturels comme certains enzymes mais le mode de préparation et la formule à définir reste complexe quant on sait que beaucoup de fabricants
belges n'ont pas de compétences en chimie, voire certains, aucune licence.
La législation belge interdit l'adjonction de certaines plantes dans les produits ( sassafras, hysope,...) mais permet l'utilisation de molécules ou substances ayant été démontrées comme
positivement allergènes ou toxiques(selon les dosages) dans les autres pays: exemples: la lanoline, le gel au silicium(grosse arnaque), le citronellal, le thymol, .... je ferai un article sur cela
+ tard.
les cosmétiques à base de gel ne devraient pas être appelés naturels ( voir mon article sur les produits à base de gel)
bref la biocosmétique est délivrée partout; Certains revendiquent des propriétés thérapeutiques, d'autres uniquement des soins pour la peau.
la biocosmétique thérapeutique: Est en quelque sorte un médicament; le problème réside dans le fait que
l'inspection pharmaceutique refuse d'encoder un produit comme étant pharmaceutique belge(APB), si le laboratoire n'est pas enregistré comme tel ou si le produit ne génère aucune conccurence
(comme les miens par exemple). Voici la raison du problème: L'état belge dans ce cas précis, ne peut imposer une taxe ou exiger des expérimentations cliniques - coûteuses pour le fabricant, quand
l'hôpital ne subtilise pas votre formule- ( cfr la législation mondiale sur les recherches en biomédecine)
De ce fait, les fabricants de tels produits ont l'interdiction de citer le nom de la maladie ou les propriétés thérapeutiques utilisées en médecine. Ils doivent utiliser des pseudonymes :
Exemple: "contre la douleur" au lieu de analgésique, "contre les refroidissements" au lieu de dire contre le rhume ou la grippe.
Une connerie de plus, au nom du business de l'état ( notez en france, ce n'est pas mieux...)
C'est pourquoi, vu les problématiques rencontrées ( et les pressions de l'industrie pharmaceutique...) j'ai choisi d'effectuer mes produits à l'étranger, avec garantie sanitaire et expérimentations
conformes pour la délivrance sur le marché européen. Je n'ai pas de code NUT, mais j'ai des garanties sérieuses, prouvées, noir sur blanc, avec autorisations de vente internationales.
C'est curieux, en flandre, il n'y a pas tous ces problèmes: le fabricant flamand paye le ministre "un tel" et tout est accepté... Triste pays, triste mentalité.
Naturellement- vôtre
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